.CARRE D'ART DE NIMES - MUSEE D'ART CONTEMPORAIN

JAVIER PÉREZ
23 Janvier 2002 au 13 avril 2003

Présentation de l'exposition

Carré d’art - Musée d’art contemporain de Nîmes présente une exposition consacrée à l’artiste espagnol Javier Pérez du 23 janvier au 13 avril 2003. Cette manifestation sera ensuite proposée en Espagne à l’Artium, musée d’art contemporain de Vitoria du 21 mai au 14 septembre 2003.

Né en 1968, Javier Pérez, après des études à l’Ecole des Beaux-arts de Bilbao a poursuivi une formation de troisième cycle à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il s’inscrit dans la mouvance d’artistes dont le travail est lié au corps, et plus particulièrement à leur propre corps. Il a été choisi pour représenter l’Espagne à la Biennale de Venise en 2001. Il est représenté par la Galerie Salvador Díaz de Madrid.

On peut trouver les prémisses à l’engagement direct du corps dans l’œuvre plastique dès les années 20 dans le travail de Oskar Schlemmer au Bauhaus. Mais l’«art corporel» prend son essor à la fin des années 60 dans un contexte de contestation des lieux et des catégories traditionnels de l’art. Plus récent, l’art de Javier Pérez est étranger à cette volonté de déplacer les limites de l’art et pourrait plutôt être rapproché des réalisations de Rebecca Horn, Jana Sterbak ou Giuseppe Penone, où le corps transcrit une mythologie personnelle qui puise aux origines des pulsions et des interrogations existentielles. Comme eux, il travaille sur l’apparence, le regard de l’autre. Beaucoup de ses œuvres semblent hésiter, en effet, entre fragilité et violence, entre beauté et répulsion, entre l’opacité du masque et l’exposition des fragments du corps laissés visibles. Travaillant l’ambiguïté que crée la présence de matériaux animaux (crins de cheval, intestins de bovin, cocons de vers à soie), elles inversent la perception habituelle qui voudrait que l’animal soit au cœur de l’homme, dans ses humeurs et sa chair, alors que sa peau traduirait une expression socialisée, humanisée, supérieure. Dans de nombreux projets, l’artiste, à la fois objet et sujet, apparaît comme un démiurge qui insuffle la vie à une enveloppe «morte» : en ayant recours au cycle réel des cocons qui arrivent à éclosion, au miroitement des reflets et de la transparence du verre, à la violence des mouvements dans Látigo…

Dans l’une des premières œuvres de Javier Pérez, Autorretrato, 1993, les deux mains du personnage sont liées par des doigts de latex, qui leur interdisent tout geste de préhension, pourtant caractéristique de la main humaine. Cette pose témoigne, dès l’origine du travail, du désir et de la difficulté de sortir de son corps. Les robes et les masques, principaux objets dans le travail entre 1995 et 1998, traduisent cette envie de dépasser l’enveloppe naturelle du corps mais portent aussi l’angoisse de l’enfermement qui se dégage de ces accessoires. Dans une correspondance autour de l’exposition Máscaras en 1999, Javier Pérez témoigne de son intérêt pour les objets ethnographiques, masques, objets cultuels comme la marque d’un art qui va à l’essentiel hors de toute préoccupation formelle.

Pérez s’est intéressé au verre depuis 1998 et a créé de nombreuses œuvres en collaboration avec le CIRVA à Marseille dont La Torre de Sonido présentée dans la Chapelle de la Vieille Charité en 2001. Dans le carnet édité à l’occasion de cette exposition, il évoque un des souvenirs marquants de son enfance : les séjours passés l’été au-dessus du magasin de luminaires de ses tantes et le bruit cristallin qui accompagnait chaque déplacement dans l’appartement. Le verre apparaît comme le matériau de la distance, du temps et de l’étrangeté puisque cette expérience bien que répétée et triviale n’en revêt pas moins un caractère de signe, de saut dans un au-delà signifiant et symbolique, dont la brillance est celle-la même, essentielle, de la Vie.

L’exposition rassemble 21 dessins, 9 volumes et 5 vidéos qui offrent un cheminement symbolique au cœur de l’œuvre de J. Pérez. Proche de la littérature, son approche n’est pas sans évoquer certains textes de Borges ou de Kafka où un simple récit débouche soudain sur tout le mystère de la condition humaine. Le corps nu dans les vidéos à partir de 1998, le visage toujours invisible, apparaît comme abstrait, libéré de tous les messages sociaux que sont les vêtements, la coiffure, le maquillage, plus pur en quelque sorte. Souvent simple, l’action dans sa répétition - lancer des boules de verre, marcher sur le globe terrestre, déambuler dans Prague un masque de verre sur le visage - n’a rien à voir avec le quotidien.
De la robe des Ménines (Barroco) au centre historique de Prague, J. Pérez ne répugne pas à utiliser le charme des références culturelles mais pour s’en défaire rapidement, pour aller du connu vers l’inconnu, émettre une proposition qui déleste le spectateur de toute matérialité historique ou corporelle.
Les maîtres mots de son travail sont la disparition, la légèreté, le mouvement, l’instabilité. Ils se traduisent par son intérêt pour des matériaux tels que la fumée, l’air ou le verre.

60 escalones (perpetuum mobile), 1999
Vidéo-installation - Roue en bois et moteur, 200 x 189 x 125 cm, Ed. 1/3
+ vidéo 35 mm 4’38’’ en boucle projetée sur un mur - Dimensions variables
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid. © Erika Barahona/FMGB Guggenheim Bilbao

Cúmulo, 2001
Résine de polyester, 130 cm Ø – Pièce unique
Collection Galería Salvador Díaz, Madrid. © Seber Ugarte (vue d’atelier)

Humano, 1998
Résine de polyester, tissu, moteur avec fumée et temporisateur
67 x 75 x 48 cm (figure grandeur nature) - Pièce unique
Collection Taula de Disseny & Josep María Civit. © Javier Pérez

Un sueño largo, 2002
Métal et matériaux divers (céramique…)
240 x 1200 x 200 cm. Pièce unique
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid. © Seber Ugarte

Le parcours de l’exposition

Dans les salles obscurcies de Carré d’Art, l’exposition baigne dans une atmosphère propice aux illusions. Mettant à profit le passage et la similitude d’une salle à l’autre, Javier Pérez a conçu son exposition comme un parcours où éclate de place en place le rouge du sang.
Deux œuvres accueillent le visiteur. Chemise d’air III, 1994, est suspendue au dessus de l’escalier. Ses bras sont maintenus levés par des ballons d’hélium qui remplacent les mains dans un geste déclamatoire et fragile, où s’illustre la disparition d’un homme dont toutefois reste présente l’enveloppe sociale. La forme circulaire de Cúmulo, 2001, par laquelle débute l’exposition imprime à celle-ci le mouvement cyclique qui est la marque du temps. Comme les dessins qui l’accompagnent, Cúmulo I et Cúmulo II, la sphère centrale évoque la constitution d’une forme par ajout, semblable aux cocons que tissent certains insectes pour se constituer un abri. Associée dans l’Antiquité aux mythes de Sisyphe et d’Atlas, la sphère est intimement liée au destin humain.
Dans la première salle, Anatomia del deseo, 2000, joue sur la proximité et la distance. Sous la lumière crue et froide de deux rampes fluorescentes, trois tables présentent une accumulation d’objets aux formes organiques, apparemment presque semblables. Réalisés en porcelaine au Craft de Limoges, leur couverte brillante et dure arrête le geste de la main prêt à s’en saisir et renforce l’obscénité du corps passif, offert, objet de dissection.
Par les relations subtiles qui lient les quatre pièces présentées, la deuxième salle apparaît comme une sorte de scène organisée autour de cheminements où le visiteur est confronté à des traces ou des simulacres de la présence humaine. La suite de pas de Levitas, 1998, constituée de boules en verre soufflé où des pieds sont imprimés, semble être le témoin d’un élan dont ne reste plus que l’origine. Le grand lit de 12 mètres de long, Un sueño largo, 2002, présente un effet de perspective accélérée qui modifie l’échelle des corps et projette les visiteurs en un autre espace. Le réseau de tiges métalliques qui forme le lit est rapproché de Capilares II, 2002, constitué de crins de chevaux qui évoquent la structure de la colonne vertébrale, emblème de la verticalité de l’homme, mais aussi celle du réseau de la circulation sanguine qui irrigue la vie dans le corps. La silhouette de Humano, 1998, vidée de toute présence s’exténue dans un filet de fumée continue. Bien qu’abstraites, ces pièces approchent au plus près d’un principe vital qui se refuse toutefois à toute approche définitive.
Dans la troisième salle, 60 escalones (perpetuum mobile), 1999, projection de grand format sur un mur de 3,80 x 5 mètres (durée : 4’38’’ en boucle), montre un homme nu se hissant marche après marche au sommet d’un escalier démesuré dont on ne voit pas la fin. Seule parmi toutes les autres, cette vidéo met l’accent sur la douleur et l’effort physique qui contraste avec le décor abstrait où se déroule l’action. La roue en métal motorisée qui accompagne la vidéo évoque les manèges dans lesquels autrefois, humains ou animaux généraient un mouvement sans fin par la seule force de leur marche. Projetée dans une salle contiguë, la vidéo Sombra, 1998 (durée : 30’20’’), met en image le cauchemar de l’homme qui marche sans avancer.
Les salles suivantes s’organisent autour de la thématique du masque, l’une des plus prégnantes dans l’œuvre de Javier Pérez entre 1995 et 1999.
Dans Máscara ceremonial, 1998, le visage est couvert de longs crins de chevaux. Il renverse la perspective habituelle de la face et de la nuque, de l’intérieur et de l’extérieur, et fait disparaître le visage, support habituel de la sensibilité, de l’expression et de l’individualité sous une parure anonyme. Látigo, 1998 (durée : 4’50’’), filme les mouvements tantôt désordonnés, tantôt lents d’un porteur de masque là aussi couvert de crins noirs, et qui semble se transformer par cette danse en animal inquiet. Reflejos de un viaje, 1998 (durée : 8’30’’), enregistre la promenade nocturne d’un homme portant un masque en miroir dans le centre de Prague. Les rues et les monuments se reflètent déformés sur son visage et semblent ainsi mêler visage et paysage comme si la ville était pensée par le promeneur offrant une transmutation du paysage réel en sa représentation fantasmagorique. Le masque est aussi le thème d’un ensemble de dessins réalisés entre 1999 et 2001, où le trait peut être lu comme veine ou comme chevelure.
Dernière œuvre créée par Javier Pérez, la vidéo Un universo a medida (durée 9’36’’), de tonalité froide et nocturne, montre un homme nu, sans références, qui jette des boules en verre. Celles-ci flottent en l’air. La vidéo se termine sur le bruit des boules s’écrasant au sol, matérialisant ainsi une dialectique du rêve et de l’échec.
Dans la dernière salle, la spirale de Un agujero en el techo, 1999, réalisée à partir de 21 échelles en verre soufflé monte vers un trou dans le plafond. Elle semble démarquer dans sa symbolique l’avenir messianique illustré dans tant de tableaux de la Renaissance par le rayon divin de l’Annonciation ou dans la construction du Monument à la IIIe Internationale de Tatline.
Tempus fugit, 2002, préfiguration d’une pièce plus importante, réunit deux objets, une cloche et un sablier en verre, emblèmes du passage inexorable du temps.

 


Levitas, 1998
Boules en verre soufflé avec empreintes de pied
Installation de dimensions variables : 50-60 cm Ø chacune. Œuvre réalisée au CIRVA, Marseille
Collection CIRVA, Marseille. © Antonio Zafra (vue de l’installation à la galerie Salvador Díaz)




Máscara ceremonial, 1998
Crin de cheval blanc, tissu et résine de polyester
145 x 55 x 45 cm. Pièce unique
Collection Fernando Pradilla, Madrid. © Seber Ugarte (vue de l’installation à La Capella, Barcelone)

Un Universo a medida (Métrica Mundis), 2002
Vidéo-installation - Vidéo Betacam Digital 9’36’’, projetée sur un mur
Ed. 1/3. Dimensions variables

Látigo, 1998
Vidéo-installation - Crin de cheval noir et résine de polyester, 100 x 30 x 30 cm
+ vidéo mini DV 4’50’’ projetée sur un mur. Dimensions variables
Collection MNCARS (Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía), Madrid. © Javier Pérez

Reflejos de un viaje, 1998
Vidéo-installation - Masque en verre soufflé et finition en miroir, 13 x 22 x 9 cm, réalisé au CIRVA, Marseille, Ed. 1/3 + vidéo Betacam 8’ 30’’ projetée sur un mur. Dimensions variables.
Collection Galería Salvador Díaz, Madrid. © Antonio Zafra
Biographie, expositions personnelles et collectives

Né en 1968 à Bilbao (Espagne)
Vit et travaille à Barcelone

1998 Prix « Œil critique » de RNE
Prix Gure Artea, département de la Culture du gouvernement basque
1997 Reçu pour sa thèse : “Genre et identité sexuelle dans l’Art du XXe siècle”
1995 Aide individuelle à la création, DRAC Ile-de-France, Paris
Aide à la première exposition individuelle, Délégation aux Arts Plastiques, Paris
1994 Scénographie Déluge - O Vertigo Danse, chorégraphie de Ginette Laurin
1993 Mastère, Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts, Paris
Bourse d’aide à la création artistique pour les étrangers, Conseil Régional de Biscaye
1992 Licence en Beaux-Arts, UPV-EHU
Bourse Erasmus, Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts, Paris
Bourse inter-échange, Karl Hofer Gesellschaft, Berlin

Collections publiques
ARTIUM, Centro-Museo Vasco de Arte Contemporáneo, Vitoria
Conseil Régional de Biscaye, Espagne
Fonds Régional d’Art Contemporain Pays-de-la-Loire
Fonds Régional d’Art Contemporain Haute-Normandie
Museo de Arte contemporáneo (MACBA), Barcelona
Musée d’Art Moderne et Contemporain, Strasbourg
Museo de Bellas Artes, Alava
Museo Guggenheim, Bilbao
Museo Nacional Centro de Arte de Reina Sofía, Madrid

Expositions personnelles
2003 ARTIUM Centro-Museo Vasco de Arte Contemporáneo, Vitoria (catalogue)
Carré d’Art-Musée d’art contemporain, Nîmes (catalogue)
2002 Galería Salvador Díaz, Madrid
Stand du périodique El Mundo, ARCO’02, Madrid
2001 Pavillon espagnol, 49e Biennale de Venise
La Torre de Sonido, Chapelle du Centre de la Vieille Charité, Marseille
One-man show, Galería Salvador Díaz, FIAC 2001, Paris
La casa de pan, Horno de la Ciudadela, Pamplona
2000 FRAC Haute-Normandie
Centro Cultural, Fundació La Caixa, Lérida
1999 Levitas-Gravitas, Galería Salvador Díaz, Madrid (catalogue)
Reflejos de un viaje, Gandy Gallery, Prague
1998 Mudar, Sala Rekalde, Bilbao (catalogue)
Hábitos, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid
1997 Estancias, Musée d’Art Moderne et Contemporain, Strasbourg (catalogue)
1996 Rester à l’intérieur (Performance), Galerie Chantal Crousel, Paris

 

Expositions collectives
2002 Biennale de Busan, Corée du Sud
Plural. El arte español ante el siglo XXI, Palacio del Senado, Madrid (catalogue)
Desesculturas, Circulo de Bellas Artes, Madrid / Fundación Eduardo Capa, Alicante (catalogue)
Big Sur, Neue Spanische Kunst, Hamburger Bahnhof, Berlin (catalogue)
Gótico….pero exótico, ARTIUM Centro-Museo Vasco de Arte Contemporáneo, Vitoria
Stand Galería Salvador Díaz, ARCO’02, Madrid
2001 Parejas de hecho(s), Recinto Ferial Juan Carlos I, Madrid
La Noche, Museo de Arte Contemporáneo Esteban Vicente, Segovia
Ibilerak, las representaciones del andar (1962-1999), Koldo Mitxelena Kulturunea, San Sebastián
2000 Distancias y Ruptura, Museo de Porto-Rico
Galería Salvador Díaz, Madrid
Trasvases, Centro de Cultura Española de Lima; Museo de Arte Moderno, Buenos Aires; Museo Carrillo Gil, Mexico (catalogue)
Présence de l’objet – Créations numériques du Craft-Limoges, Passage de Retz, Paris (catalogue)
Arts Festival Penedés 2000, Bodegas Segura Viudas
Pavillon espagnol, Exposition Universelle, Hanovre
Canal de Seducción, Eglise du Monastère de Prado, Valladolid; assemblée de Castille et León (catalogue)
La Torre Herida por el Rayo, Museo Guggenheim, Bilbao (catalogue)
1999 Máscaras, Gure Artea 98, Sala Plaza de España, Comunidad de Madrid; Institut de Cultura ; La Capella, Ajuntament de Barcelona (catalogue)
Dobles vidas, Museo de Zoología – Museo de Artes Decorativas, Barcelona (catalogue)
2e Biennale d’Art, Lérida (catalogue)
1998 Gure Artea, Sala Amarica, Vitoria (catalogue)
Espacio uno. Un espacio, Villa Iris, Santander (catalogue)
Oeuvres récentes, Galerie Chantal Crousel, Paris
L’entrelacement et l’enveloppe, Villa du Parc, Annemasse, France (catalogue)
El jo divers, Cabello+Carceller/Javier Pérez, Sala Montcada, Barcelona (catalogue)
1997 Bellesa i Mácula, Galería Antonio de Barnola, Barcelona
From Head to toes, Ursula Blickle Stiftung, Kraichtal (catalogue)
Angel, Angel, Kunsthalle, Vienne ; Galerie Rudolfinum, Prague (catalogue)
L’Empreinte, Centre Georges Pompidou, Paris (catalogue)
1996 Gure Artea, Sala Rekalde, Bilbao (catalogue)
XII Muestra de arte Joven, Salas de exposiciones, Ministerio de Cultura, Madrid (catalogue)
Propositions, Musée départemental de Rochechouart
1995 Passions privées, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris (catalogue)
Traces de la dance, Musée d’Art de la Joliette, Canada
Tu parles-j’écoute, Galerie Anne de Villepoix, Paris
Körper Formen, Kunstlerwerkstatt, Munich (catalogue)
Improvisation, Galerie Camille von Scholz, Bruxelles
1994 Trans, Galerie Chantal Crousel, Paris
Séduction, Galerie René Blouin, Montréal
1993 Mastère, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris (catalogue)
Intercambio Berlin-Bilbao-San Sebastián, Sala Araba, Vitoria (catalogue)
Rapid Eyes Movements, Sala de Archivo Foral, Bilbao (catalogue)
1992 Intercambio Berlin-Bilbao-San Sebastián, Westend Bahnhof, Berlin
1991 Bizkaiko Artea, Sala del Archivo Foral, Bilbao
Liste des œuvres exposées

• Camisa de aire, 1994
Soie, ballon gonflé à l’hélium et support métallique. 250 x 175 x 60 cm, Ed. 3/3
Collection de l’artiste, Barcelone
• Levitas, 1998
Boules en verre soufflé avec empreintes de pied
Installation de dimensions variables
50-60 cm Ø chacune. Œuvre réalisée au CIRVA
Collection CIRVA, Marseille
• Reflejos de un viaje, 1998
Vidéo-installation. Masque en verre soufflé et finition en miroir, 13 x 22 x 9 cm, réalisé au CIRVA, Marseille, Ed. 1/3
+ vidéo Betacam 8’30’’ projetée sur un mur Dimensions variables
Collection Galería Salvador Díaz, Madrid
• Sombra, 1998
Video Betacam 30’ 20’’ en boucle projetée sur un mur, Ed. 1/3. Figure grandeur nature
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• Humano, 1998
Résine de polyester, tissu, moteur avec fumée et temporisateur
67 x 75 x 48 cm (figure grandeur nature)
Pièce unique
Collection Taula de Disseny & Josep María Civit
• Látigo, 1998
Vidéo-installation. Crin de cheval noir et résine de polyester, 100 x 30 x 30 cm
+ vidéo mini DV 4’50’’ projetée sur un mur Dimensions variables
Collection MNCARS (Museo Nacional Centro de
Arte Reina Sofía), Madrid
• Máscara ceremonial, 1998
Crin de cheval blanc, tissu et résine de polyester
145 x 55 x 45 cm. Pièce unique
Collection Fernando Pradilla, Madrid
• Máscara, 1999
Aquarelle et encre sur papier, encadrés 2 par 2
29,5 x 21 cm chacun
Collection particulière
• Máscara, 1999
Aquarelle et encre sur papier, encadrés 2 par 2
29,5 x 21 cm chacun
Collection particulière, Madrid
• Máscara, 1999
Aquarelle et encre sur papier, encadrés 2 par 2
29,5 x 21 cm chacun
Collection María Villalba
• Máscara, 1999
Aquarelle et encre sur papier, encadrés 2 par 2
29,5 x 21 cm chacun
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid

 

• 60 escalones (perpetuum mobile), 1999
Vidéo-installation. Roue en bois et moteur, 200 x 189 x 125 cm, Ed. 1/3
+ vidéo 35 mm 4’38’’ en boucle projetée sur un mur. Dimensions variables
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• Un agujero en el techo, 1999
21 échelles en verre soufflé
Nombre variable d’échelles, dimensions max.
des échelles 225 cm de long. Œuvre réalisée
au CIRVA, Marseille. Pièce unique
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• El baile de la soledad, 1999
Deux paires de chaussures, fil rouge, moteur avec carillon musical. Chaussures grandeur nature. Collection particulière
• Anatomía del deseo, 2000
Porcelaine et acier inoxydable
90 x 280 x 120 cm. Œuvre réalisée au CRAFT, Limoges.
• Cabezas sin rostro I-VI, 2001
Série de 6 encres sur papier
100 x 70 cm chacune
Collections particulières
• Animal – Vegetal I-VI, 2001
Série de 6 aquarelles sur papier
70 x 70 cm chacune
Collections particulières
• Cúmulo, 2001
Résine de polyester
130 cm Ø. Pièce unique
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• Cúmulo I, 2001
Encre sur papier - 160 x 107 cm
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• Cúmulo II, 2001
Encre sur papier - 160 x 107 cm
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• Capilares II, 2002
Crin de cheval blanc teint en rouge
350 x 40 x 40 cm. Pièce unique
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• Un Universo a medida (Métrica Mundis), 2002.
Vidéo-installation. Vidéo Betacam Digital 9’36’’, projetée sur un mur, Ed. 1/3
Dimensions variables
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid
• Un sueño largo, 2002
Métal et matériaux divers (céramique…)
240 x 1200 x 200 cm. Pièce unique
Courtesy Galería Salvador Díaz, Madrid

Publications

À l'occasion de ce cette exposition, Carré d'Art - Musée d'art contemporain publie en co-édition avec l’Artium-musée d’art contemporain de Vitoria, un catalogue trilingue français – anglais - espagnol

Javier Pérez
148 pages
Environ 80 documents iconographiques imprimés en couleur. Ouvrage broché cousu collé. Les textes du catalogue sont rédigés par Daniel Dobbels, écrivain-chorégraphe et Miguel A. Hernández, écrivain. Il présentera l’iconographie complète des expositions de Nîmes et Vitoria.

Un Petit journal de l’exposition est réalisé pour présenter au public l’œuvre de Javier Pérez et sera distribué gratuitement aux visiteurs à l’entrée des salles.