Activités envisageables

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES:
Comment, à partir d’une flore fossile, peut on reconstituer l’histoire d’une roche, montrer l’évolution des paysages et l’histoire de la vie ? 

ACTIVITES ELEVES:
Matériel: Extraits cartes topographique et géologique, clé de détermination des roches et des fossiles de végétaux, marteau, boussole, loupe à main, sac à échantillons.

Récolte de fossiles

Des feuilles de fougères
Fronde de Pecopteris (photo B.H.)
Pecopteris (détail) (photo B.H.)
Sphenopteris
D'autres feuillages
Annularia (photo B.H.)
Asterophyllites (photo B.H.)
Lepidodendron (photo B.H.)
Troncs et écorces


Ecorce de Sigillaire


Ecorce de Lepidendron

Tronc de Calamites (photo B.H.)
IUFM de Lille
Tronc de Sigillaire (photo B.H.)
Place du village à Camplong
Racines

Trace d'enracinement de Sigillaire - Padènes-
(photo B.H.)

Stigmaria: racine de sigillaire (photo B.H.) Appareil racinaire de Sigillaire
(photo Musée de Genève)

Identifier les fossiles

Utiliser le principe d'actualisme
  • Vu les grandes quantités de feuilles de fougères fossilisées, on peut imaginer des individus de grandes tailles comme les fougères tropicales actuelles. Ce sont des fougères arborescentes dites « à graines », contrairement aux autres dites « à spores », maintenues dans le sol par des rhizomes.
  • Pour les calamites, il faut regarder les presles actuelles des milieux humides (mais x 20 à 40). Annularia était son feuillage.
  • Sigillaire et Lepidodendron étaient de grands arbres.

L’ensemble des végétaux constituerait une forêt tropicale humide. Cherchons d’autres arguments.

Prêles actuelles (photo B.H.)

Calamites reconstitué

tige de prêle actuelle
(photo B.H.)

Ces grands arbres sont surtout connus par leurs écorces caractéristiques.
A Padènes, sur la commune de Graissessac, une dalle inclinée à 50° montre des centaines de traces d’enracinement de sigillaire.
C’était une véritable forêt.
Actuellement, dans les forêts équatoriales, l’enracinement est identique : grande surface d’étalement sur un sol peu profond

Lepidodendron reconstitué

Sigillaire reconstituée
Observer la colonne litho-stratigraphique et la photo (découverte de Graissessac)

 

Les couches de charbon sont disposées entre des niveaux toujours détritiques de nature schisto – gréseuse et très fossilifères.

La sédimentation est cyclique avec grano-classement et indication de climat tropical.
L’âge est stéphanien (-300 à – 295 M.A.) soit la fin de la période carbonifère(-355 à -295 M.A.)

Observer du charbon

Trouver sa composition chimique

Cette roche sédimentaire (houille au sens strict) est noire, plus ou moins brillante, tâche les doigts.
Elle est constituée de 85% de Carbone.
Ne renferme aucun macro – fossile, mais contient des micro-fossiles variés (voir exemple) comme des spores, des restes de vers…

Observer la coupe géologique et tirer des informations

Le bassin houiller stéphanien (h 1-2) est incliné N-S, discordant sur le cambrien plissé (k10), et bordé au Sud par une faille normale.

Le massif de l’Espinouse est un vestige de l’érosion du massif hercynien (orogenèse début carbonifère).

Comme le Massif du Mendic plus vieux, les roches sont riches en quartz et feldspaths…de quoi fabriquer sables, grés et argiles qui encadrent les niveaux de houille

Le bassin houiller serait la conséquence de l’érosion du massif de l’Espinouse et du Mendic ?