L'étude des empreintes fossiles est appelée ichnologie. Les traces observées à Saint Laurent de Trèves sont à rapporter selon G.-R. Demathieu, à deux ichnoespèces : Grallator minusculus ( photo de gauche ) et une autre qui pourraît être un Ornithopode ( photo de droite ).
Interprétation
1) Empreintes
Saint Laurent de Trèves
Objet | Localisation | Activités envisageables | Interprétation | Compléments

Au Jurassique inférieur vers -200 millions d'années, notre région était située entre l’équateur et le tropique nord.
Le climat était chaud et humide. Vers le sud actuel s’étendait une mer où s’accumulaient les dépouilles d' ammonites, belemnites, crinoïdes et autres animaux marins formant des dépôts riches en coquilles fossilisées.
La région de Saint Laurent de Trèves était un domaine de lagunes, vastes surfaces presque nues, périodiquement émergées ou recouvertes par les eaux, où les dinosaures erraient en quête de nourriture.
Plus au nord, des collines étaient recouvertes de végétation abondante.
Bloc diagramme montrant la géologie et la morphologie des Cévennes à l'époque où se formaient les empreintes de Saint Laurent-de-Trèves (d'après J.-C. Bousquet et M. Rossignon In Revue du parc National des Cévennes. N° 23-24)

Empreinte à trois doigts griffus de Grallator minusculus (D'après J.-C. Bousquet et M.Vianey-Liaud, 2001,p.72. )
Pendant longtemps les habitants du village ont cru y voir des fleurs de Lys remontant à l’époque du château.
A droite silhouette d'un dinosaure auteur présumé des empreintes de type Grallator. (D'après J.-C. Bousquet et M. Vianey-Liaud, 2001,p.71. )


Le site de Saint-Laurent-de-Trèves, face au Causse Méjean domine la vallée du Tarnon.
(D'après J.-C. Bousquet et M. Vianey-Liaud modifié In Dinosaures et autres reptiles du Languedoc, 2001, p.74).

A l'époque où les dinosaures laissaient leurs empreintes dans la vase dolomitique de St Laurent de Trèves, une mer peu profonde s'étendait au dessus des grès et conglomérats du trias.
Ces derniers déposés par des cours d'eau qui divaguaient sur la surface d'érosion antétriasique se retrouvent aujourd'hui à la base des séries sédimentaires constituant les buttes témoins qui témoignent de l'importance de l'érosion qui a affectée ces dépôts à l'origine continus.
Les terrains du site du Castellas, dans lesquels s'observent les traces, appartiennent à la base du Jurassique inférieur.
Ces mêmes terrains s'observent de l'autre côté de la vallée du tarnon, sur le flanc du Causse Méjean où ils sont surmontés par des marnes puis des calcaires et dolomies massives du jurassique moyen qui forment d'imposantes corniches.
D'après J.-C. Bousquet In Revue du parc National des Cévennes. N° 23-24 et J.-C. Bousquet et M. Vianey-Liaud, 2001.
Bibliographie:
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